Le CE du XXI siècle, ou comment insuffler le collectif dans un monde individualiste ?

 

C’est sur un très beau stand que la CFE-CGC Ile-de-France s’est installée au Salon des CE, les 3, 4, 5 février. Fidèle à ce rendez-vous hivernal, notre union régionale a, durant trois jours, répondu aux questions des visiteurs sur l’offre CFE-CGC.

Les CE ont 70 ans

Cette nouvelle édition avait une saveur particulière puisqu’elle célébrait les 70 ans des comités d’entreprise, nés en 1945, au sortir de la guerre après que le Conseil national de résistance ait proposé un pacte social créant la Sécurité sociale, la retraite et les comités d’entreprise.

Aujourd’hui, près de 400 000 CE défendent les droits de 12 millions de salariés.

L’heure était donc au bilan, mais surtout à une réflexion sur l’avenir des CE et du dialogue social dans les entreprises. Alors que nous vivons une époque où l’individualisme s’est installé dans les entreprises, comment renforcer la parole et la place du collectif ?

Nouvelle époque, nouveaux défis, nouveau syndicalisme

Pour André Legault, président de l’union régionale CFE-CGC, qui est intervenu lors d’une conférence sur le sujet,  il est essentiel de renforcer le rôle des administrateurs salariés dans les conseils d’administration afin d’y porter la voix des salariés et de contribuer à réfléchir sur la stratégie de l’entreprise.

Il est également nécessaire de mieux valoriser l’appartenance à une organisation syndicale : « Aujourd’hui on négocie pour 94 % des salariés au travers des conventions collectives qui leur sont appliquées, alors que seulement 8 % d’entre eux sont adhérents à une organisation syndicale. Ce qui est négocié par les organisations syndicales doit revenir en premier lieu à leurs adhérents afin de responsabiliser davantage les salariés ».

Revenant sur la dernière négociation sur le dialogue social, André Legault a insisté sur l’importance du CHSCT comme garant de la santé et des conditions de travail des salariés. Portant la position confédérale, il a réaffirmé la nécessité de garder le CE et le CHSCT comme deux entités à part entière.

Parlant de l’avenir des CE, il souhaite que ces derniers participent pleinement à une meilleure redistribution des profits au sein des entreprises notamment en répartissant de manière équitable les quatre piliers suivants : les impôts , les investissements, les dividendes, les salaires. « C’est surtout là que notre rôle doit se jouer. »

Enfin, un militant syndical efficace, c’est un militant bien formé, un militant dont le parcours syndical est reconnu dans l’entreprise.  Une position que la CFE-CGC revendique depuis de nombreuses années en demandant la valorisation des acquis de l’expérience syndicale.

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