« Je suis pugnace, j’aime beaucoup la négociation. En revanche je suis je ne lâche jamais ». « Je porterai toute la CFE-CGC ».
A quelques jours du 39e congrès de la CFE-CGC, Christelle Thieffinne, candidate à la présidence était l’invitée d’Hedwige Chevrillon jeudi 4 juin, sur BFM Business.
Au cours de cette interview, elle a réaffirmé sa volonté de rester profondément ancrée dans la réalité de l’entreprise. Ingénieure chez Thales à Vendôme, elle entend conserver un lien étroit avec le terrain et les salariés.
Sur les retraites, elle a rappelé une position constante de la CFE-CGC : au-delà des équilibres financiers, la question centrale reste celle de la capacité réelle des femmes et des hommes à travailler jusqu’à l’âge requis, en particulier pour les seniors confrontés à l’usure professionnelle ou aux difficultés de retour à l’emploi.
Elle a également défendu une vision exigeante du dialogue social : privilégier la concertation et la négociation, tout en assumant la fermeté nécessaire quand les intérêts des techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres ne sont pas suffisamment pris en compte.
L’intelligence artificielle figure parmi les priorités qu’elle souhaite porter : il ne s’agit pas de freiner cette transformation, mais de l’anticiper et de l’encadrer à travers un véritable dialogue social sur ses conséquences pour l’emploi, les compétences et la protection des données.
Enfin, face à la multiplication des restructurations et des plans sociaux dans plusieurs secteurs, elle appelle à renforcer le dialogue social afin d’accompagner les transformations en cours, d’en donner du sens et de préserver la confiance des salariés.
 

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