À quelques semaines de passer le relais lors du 39e congrès de la CFE-CGC, François Hommeril était l’invité d’Hedwige Chevrillon sur BFM Business, lundi 18 mai 2026.
 
Après 10 années à la tête de la CFE-CGC, François Hommeril livre une vision claire et profondément attachée au dialogue social.
 
Sur les retraites :
➡ « Il n’y a pas de bénéfice à forcer à travailler des personnes qui n’en ont ni la force, ni le désir. »
Sur les aides aux entreprises :
➡ « Je ne remets pas en question les aides aux entreprises, leur ciblage et la conditionnalité. »
➡ « Le caractère universel des aides crée des trappes à bas salaires. »
➡ « Il n’y a pas de problème de coût du travail en France. »
➡ « Le coût salarial n’est pas le seul déterminant de la compétitivité. »
 
Sur les ruptures conventionnelles :
➡ « On ne trouvera pas de solution si on n’examine les raisons qui font exploser les demandes de rupture conventionnelle de la part des salariés. C’est fort de café que le patronat dise que cela n’est valable que quand c’est lui qui le décide.»
 
Sur les contrats courts :
➡ « Le patronat ne veut pas que ça bouge. Or c’est ce que nous voulons. »
 
Sur le dialogue social :
➡ « La mare du dialogue social est presque vide et l’État en est presque l’unique responsable. »
➡ « Une négociation équilibrée, c’est quand chacune des deux parties a autant de risques à ce qu’il n’y ait pas d’accord à la fin. »
➡ « Les salariés représentent aussi l’entreprise. »
 
Sur les salaires :
➡ « Aujourd’hui, c’est souvent la direction financière qui fixe les limites avant même la négociation. »
➡ « Il faut rouvrir un véritable espace de négociation. »
 
Sur le syndicalisme :
➡ « Le syndicalisme, c’est un exemple quasi parfait de vraie démocratie. »
Et à propos du prochain congrès de la CFE-CGC :
➡ François Hommeril s’est dit « très satisfait » de la candidature de Christelle Thieffinne à la présidence de la confédération, saluant « une militante aguerrie depuis 25 ans ».
 
Enfin, sur son bilan après trois mandats :
➡ « Ma plus grande fierté ? Avoir fait sortir la CFE-CGC de la case “réformisme”, cette assignation à résidence qui voudrait qu’on accepte toutes les réformes au nom du sens de l’histoire. »
 

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