Quand on parle d’accident du travail, on pense souvent à une blessure physique. Et pourtant, une lésion psychique peut aussi être reconnue comme telle. 

En 2024, près de 29 000 accidents du travail ont été reconnus pour des lésions psychiques, soit plus de 5 % du total des accidents, contre seulement 1 % il y a 15 ans. Ces chiffres, publiés par l’Assurance Maladie, montrent une réalité qui monte : les risques psychosociaux touchent tous les secteurs – du BTP au commerce, du nettoyage au médico-social

Alors, c’est quoi un “accident du travail psychique” ? 🤔
C’est un choc émotionnel soudain, survenu sur le lieu ou pendant le temps de travail, et ayant causé une lésion médicalement constatée : altercation, agression, surcharge de travail, ou même la réception d’un e-mail bouleversant.

Cette tendance révèle surtout une réalité : la charge mentale au travail est devenue un enjeu sociétal. Isolement, incertitude professionnelle, banalisation de la violence… autant de facteurs qui peuvent pousser un salarié à l’effondrement.

Seul point positif : la reconnaissance comme accident du travail est souvent plus rapide qu’une maladie professionnelle, permettant une prise en charge plus rapide pour le salarié.

La CFE-CGC agit sur tous les fronts : dans l’entreprise, pour améliorer concrètement la qualité de vie au travail ; au niveau national, en pesant dans les accords interprofessionnels ; et au niveau européen, en diffusant les bonnes pratiques entre pays.

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